Le sémaphore de Socoa (achevé en 1936)
Du haut de ses 24 mètres de haut, et de ses 130 marches qui montent en colimaçon, le sémaphore de Socoa veille sur la Côte espagnole, la zone dangereuse des Briquets à Hendaye, la Corniche basque, la passe de Socoa, la digue de l'Artha, la baie de Saint-Jean-deLuz, la Pointe de Sainte-Barbe et les falaises rocheuses de Guéthary, Bidart, jusqu'à la Côte des Basques à Biarritz. [photo copyright CPIE Littoral basque]
Sous l'autorité du ministère de la Défense, ses guetteurs sont les yeux et les oreilles du Préfet maritime de Brest.
Les guetteurs du sémaphore, par rotation de trois, cachés derrière leur énorme paire de jumelles et leurs écrans d'ordinateurs, ne perdent rien des allées et venues des bateaux jusqu'à 60 km. Ils ont un rôle de surveillance de l'espace maritime, de défense militaire, et de participation à la sauvegarde de la vie humaine en mer, en liaison avec le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage. Ils produisent aussi des observations pour la station de Biarritz de Météo France, à partir de l'état de la mer et de la visibilité. Grâce à l'interconnexion des images radar de tous les sémaphores de France, les guetteurs peuvent ainsi observer toute la Côte atlantique en temps réel, voir les bateaux et ce qu'ils font. Chaque bateau est obligé de s'identifier lorsqu'un guetteur l'appelle par radio. Si le bateau refuse de répondre, le guetteur appelle les garde-côtes de la Marine nationale.








